
Le Nouveau-Brunswick offre d’excellentes possibilités de chasse à l’orignal, au cerf de Virginie, à l’ours noir et à plusieurs autres espèces. Mais avant de prendre la route vers le bois, il faut connaître les étapes administratives essentielles.
Pour un nouveau chasseur, le processus peut sembler compliqué : formation, Carte Plein air, permis, étiquette, tirage au sort et réglementation. Pourtant, une fois que l’on comprend l’ordre des démarches, tout devient beaucoup plus simple.
Voici donc un guide pratique pour comprendre comment commencer à chasser légalement au Nouveau-Brunswick.
Première étape : suivre la formation de chasse
Pour un nouveau chasseur à l’arme à feu, la formation est l’une des premières étapes à franchir.
Au Nouveau-Brunswick, les nouveaux chasseurs à l’arme à feu doivent réussir la formation à la chasse et à la sécurité dans le maniement des armes à feu avant de pouvoir obtenir un permis de chasse. Cette exigence s’applique également aux personnes nées le 1er janvier 1981 ou après, sauf exception prévue pour certaines personnes pouvant démontrer une expérience de chasse antérieure.
Le programme comprend essentiellement deux volets :
le Cours canadien de sécurité dans le maniement des armes à feu (CCSMAF) et le Cours de formation à la chasse.
Le gouvernement du Nouveau-Brunswick précise que ces deux formations sont distinctes, même si elles sont souvent offertes ensemble. Le CCSMAF est notamment requis pour demander le permis fédéral de possession et d’acquisition (PPA) d’une arme à feu sans restriction.
Et pour la chasse à l’arc ou à l’arbalète?
Les chasseurs qui souhaitent utiliser un arc ou une arbalète doivent respecter des exigences de formation spécifiques.
Les résidents nés le 1er janvier 1981 ou après cette date, ainsi que ceux qui chassent à l’arc ou à l’arbalète pour la première fois, doivent suivre une formation distincte de chasse à l’arc, comprenant un volet pratique obligatoire ou une journée sur le terrain.
Cette distinction est importante : réussir la formation générale de chasse ne signifie pas automatiquement que toutes les exigences pour la chasse à l’arc ou à l’arbalète sont remplies.
La Carte Plein air : votre identifiant de chasseur
Après la formation vient une autre étape essentielle : obtenir votre numéro de Carte Plein air.
Le numéro de Carte Plein air est nécessaire pour acheter un permis de chasse ou de pêche, participer à certains tirages et s’inscrire à des cours de formation à la conservation.
La bonne nouvelle est que l’obtention du numéro ne comporte aucuns frais.
L’inscription initiale peut être effectuée en ligne dans le système provincial de délivrance des permis, auprès d’un vendeur autorisé ou dans un centre de Service Nouveau-Brunswick. Une carte physique est ensuite envoyée par la poste.
La Carte Plein air n’est pas un permis de chasse
C’est une distinction importante.
La Carte Plein air sert principalement à identifier le titulaire dans le système provincial. Elle n’autorise pas, à elle seule, à chasser.
Pour chasser, il faut posséder le permis approprié pour l’espèce et la situation, ainsi que l’étiquette lorsqu’elle est requise.
En pratique, on peut retenir :
Carte Plein air = identification
Permis = autorisation de chasser
Un numéro à conserver précieusement
Le numéro de Carte Plein air est attribué lors de votre première inscription et demeure associé à votre profil.
Il est utilisé pour vos permis et vos démarches auprès du système provincial.
Le gouvernement recommande donc de conserver ce numéro. La carte physique peut faciliter les transactions auprès des vendeurs ou de Service Nouveau-Brunswick, même si elle n’est pas obligatoire à avoir sur soi pendant vos activités de chasse.
Acheter son permis de chasse
Une fois les conditions préalables remplies, le chasseur peut acheter son permis.
Le Nouveau-Brunswick permet aux résidents et aux non-résidents d’effectuer plusieurs transactions par l’intermédiaire de son système électronique de délivrance des permis de chasse et de pêche.
Il existe également des vendeurs autorisés et des points de service de Service Nouveau-Brunswick.
Le type de permis dépend évidemment de l’espèce recherchée.
Le cerf de Virginie
Pour un résident, le permis de cerf de Virginie et gibier à plume est actuellement affiché à 34 $ plus TVH. Le gouvernement offre aussi des catégories à tarif réduit selon l’âge et certains profils.
Le permis permet également la chasse de certaines autres espèces couvertes par cette catégorie, selon les conditions en vigueur.
Attention toutefois : le permis ne signifie pas nécessairement que toutes les espèces mentionnées peuvent être chassées partout ou en tout temps. Les zones, périodes, méthodes et limites de prise doivent toujours être vérifiées.
L’orignal : le fameux tirage
La chasse à l’orignal fonctionne différemment.
Pour les résidents, le permis d’orignal est lié au système de tirage au sort. Le gouvernement publie les périodes d’inscription, les résultats et les renseignements concernant les groupes et les zones. Pour 2026, les résultats du tirage résident étaient annoncés pour le 6 juillet 2026.
Une fois sélectionné, le chasseur peut se procurer son permis selon les modalités prévues.
Pour 2026, le tarif affiché pour le permis d’orignal résident était de 72 $ plus TVH, avec un tarif de 37 $ pour les résidents de 65 ans ou plus.
Il ne faut pas confondre tirage et permis
Le tirage donne la possibilité d’obtenir une autorisation particulière.
Le permis est ensuite le document qui autorise la chasse conformément aux conditions applicables.
Cette distinction est particulièrement importante pour l’orignal, puisque la demande au tirage doit être effectuée pendant la période prévue.
L’ours noir
Pour les résidents du Nouveau-Brunswick, le permis d’ours affiché pour 2026 est de 42 $ plus TVH, avec deux étiquettes. Le tarif indiqué pour les résidents de 65 ans ou plus est de 23 $ plus TVH.
Cela permet de comprendre une différence importante entre les espèces : les modalités de délivrance et le nombre d’animaux pouvant être récoltés ne sont pas nécessairement les mêmes d’une espèce à l’autre.
Il faut donc toujours consulter le permis et la réglementation correspondant précisément au gibier recherché.
Les étiquettes : un élément à ne pas oublier
Dans plusieurs chasses de gros gibier, le permis est associé à une étiquette.
L’étiquette joue un rôle essentiel après la récolte puisqu’elle doit être utilisée conformément aux instructions prévues par la réglementation.
Pour l’orignal, par exemple, la réglementation précise la façon dont l’étiquette doit être fixée à l’animal.
Le chasseur doit donc non seulement avoir son permis, mais également être attentif aux exigences relatives à l’étiquette.
Une erreur après la récolte peut avoir de sérieuses conséquences.
Les dates sont aussi importantes que le permis
Avoir le bon permis ne signifie pas que l’on peut chasser n’importe quand.
Chaque espèce possède ses propres périodes de chasse.
L’orignal, le cerf de Virginie et l’ours ont des saisons différentes, et certaines périodes peuvent varier selon les zones.
Le gouvernement publie également des renseignements sur les secteurs fermés ou à accès restreint.
Avant de partir, il faut donc vérifier : La saison, la zone, l’espèce, le sexe ou l’âge autorisé, les méthodes de chasse et la limite de prise.
La zone d’aménagement de la faune
Le Nouveau-Brunswick est divisé en zones d’aménagement de la faune (ZAF).
Ces zones sont essentielles pour comprendre les règles applicables à votre chasse.
Deux territoires situés relativement près l’un de l’autre peuvent être soumis à des règles différentes.
Pour l’orignal, la zone est particulièrement importante puisque le permis du chasseur correspond à une zone et que le tirage est organisé en fonction de celles-ci.
Le chasseur devrait donc apprendre à identifier sa ZAF avant même d’établir ses plans de chasse.
Les terres de la Couronne
Une fois les formalités terminées, il faut encore trouver un endroit où chasser.
Les terres de la Couronne représentent une ressource importante au Nouveau-Brunswick, mais cela ne signifie pas que l’accès ou la chasse sont automatiquement permis partout.
Certaines zones sont protégées ou soumises à des restrictions particulières.
Le chasseur doit également porter attention aux terres privées, aux terrains agricoles, aux fermetures temporaires et à la signalisation sur place.
Carte et réglementation vont toujours ensemble.
Peut-on chasser partout sur les terres publiques?
Non.
La nature publique d’un terrain ne dispense pas le chasseur de respecter les restrictions applicables.
Il peut exister des zones fermées, des aires protégées, des restrictions saisonnières ou des règles concernant l’accès motorisé.
Le gouvernement conseille notamment de vérifier les secteurs fermés ou à accès restreint avant de partir.
La bonne pratique consiste à vérifier le statut du territoire avant la chasse, et non une fois rendu au fond du bois.
Un chasseur avec une arme à feu doit aussi penser au PPA
Il faut distinguer le permis de chasse provincial du permis fédéral d’arme à feu.
Le PPA, ou permis de possession et d’acquisition, concerne la possession et l’utilisation légale des armes à feu.
Le gouvernement du Nouveau-Brunswick indique que le CCSMAF constitue normalement une étape obligatoire pour obtenir un PPA pour les armes à feu sans restriction.
Ainsi, le chasseur à la carabine doit être en règle sur deux plans différents :
- la réglementation provinciale de la chasse
- la réglementation fédérale concernant les armes à feu
Les jeunes chasseurs
Le Nouveau-Brunswick prévoit également des règles particulières pour les jeunes chasseurs.
Les exigences peuvent varier selon l’âge, l’espèce et le type d’arme utilisé.
C’est pourquoi les parents devraient vérifier les règles applicables avant la première sortie de leur jeune chasseur plutôt que de se fier à une expérience ou à une règle entendue ailleurs.
Vous avez déjà suivi une formation de chasse dans une autre province
Bonne nouvelle : un chasseur qui a déjà suivi une formation reconnue dans une autre province canadienne n’a pas nécessairement à recommencer toute sa formation au Nouveau-Brunswick.
Le gouvernement du Nouveau-Brunswick reconnaît les certificats de formation en conservation délivrés par d’autres administrations canadiennes, sous réserve des exigences applicables. Il est donc important de faire valider sa formation avant de s’inscrire à nouveau à un cours. (www2.gnb.ca)
Un exemple concret
Imaginez un chasseur qui a obtenu son certificat de chasse au Québec, en Ontario, en Nouvelle-Écosse ou dans une autre province et qui déménage ensuite au Nouveau-Brunswick.
Il ne devrait pas automatiquement s’inscrire à une nouvelle formation.
La première étape consiste à vérifier si son certificat répond aux exigences du Nouveau-Brunswick. Une fois la reconnaissance établie, il peut procéder aux autres démarches nécessaires, notamment l’obtention de son numéro de Carte Plein air et l’achat du permis correspondant à l’espèce qu’il souhaite chasser.
Attention à la formation sur les armes à feu
Il faut toutefois faire une distinction importante entre la formation de chasse et la formation sur la sécurité dans le maniement des armes à feu.
Le Nouveau-Brunswick précise que ces formations sont distinctes. Un certificat de chasse provenant d’une autre province ne remplace donc pas automatiquement les exigences fédérales relatives aux armes à feu. (www2.gnb.ca)
Pour une personne qui souhaite chasser avec une carabine ou un fusil sans restriction, il faut également être en règle avec les exigences fédérales applicables, notamment en ce qui concerne le permis de possession et d’acquisition (PPA).
Et pour l’arc ou l’arbalète?
La chasse à l’arc et à l’arbalète comporte des exigences de formation qui lui sont propres au Nouveau-Brunswick.
Une formation suivie ailleurs peut être reconnue dans certaines circonstances, mais le chasseur doit s’assurer qu’elle répond bien aux exigences provinciales applicables avant de partir à la chasse.
Cette situation est particulièrement importante pour les chasseurs qui déménagent au Nouveau-Brunswick ou qui viennent régulièrement y chasser depuis le Québec, l’Ontario ou une autre province.
Un exemple concret : devenir chasseur d’orignal
Prenons le cas d’une personne qui n’a jamais chassé et souhaite éventuellement chasser l’orignal.
Étape 1
Obtenir son numéro de Carte Plein air.
Étape 2
S’inscrire à la formation de chasse et de sécurité des armes à feu requise.
Étape 3
Réussir les formations et conserver ses preuves de certification.
Étape 4
S’assurer d’être légalement en mesure de posséder et d’utiliser l’arme choisie, notamment en obtenant le PPA lorsque requis.
Étape 5
S’inscrire au tirage de l’orignal pendant la période prévue.
Étape 6
Si le chasseur est sélectionné, acheter le permis d’orignal et obtenir l’étiquette selon les procédures prévues.
Étape 7
Choisir son secteur et vérifier la ZAF, les restrictions d’accès et les règlements.
Étape 8
Avant chaque sortie, vérifier les dates, heures, armes autorisées, limites de prise et autres conditions en vigueur.
Cette méthode permet d’éviter une bonne partie des erreurs administratives commises par les nouveaux chasseurs.
Et pour le chevreuil ou l’ours?
Le principe demeure relativement simple.
Formation → Carte Plein air → permis approprié → étiquette lorsqu’elle est requise → vérification de la zone et des règlements → chasse.
Ce qui change surtout, ce sont les conditions propres à l’espèce.
Le permis de chevreuil n’est pas le permis d’orignal et le permis d’ours n’est pas interchangeable avec les autres.
Le meilleur conseil pour un nouveau chasseur
Ne vous contentez jamais d’une information trouvée sur Facebook, dans un groupe de chasse ou même dans une discussion avec un autre chasseur.
Les règles peuvent changer d’une année à l’autre.
Pour la saison 2026, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a notamment publié des renseignements actualisés sur les permis, les tirages et les règlements. Le système officiel présente les coûts et les dates applicables aux différentes catégories.
La source officielle doit donc toujours avoir le dernier mot.
La chasse commence bien avant d’entrer dans le bois
Pour beaucoup de chasseurs, la première journée de chasse commence lorsqu’ils prennent leur arme et partent en forêt.
En réalité, elle commence beaucoup plus tôt.
Elle commence avec la formation, la compréhension des règles, la Carte Plein air, les permis, la préparation du territoire et la connaissance des limites de la zone.
Une fois ces étapes maîtrisées, la chasse devient beaucoup plus simple et surtout beaucoup plus responsable.
La checklist du nouveau chasseur au Nouveau-Brunswick
☐ Numéro de Carte Plein air
☐ Formation de chasse réussie
☐ Formation de sécurité des armes à feu, si applicable
☐ PPA en règle, si requis
☐ Permis correspondant à l’espèce
☐ Étiquette, lorsqu’elle est requise
☐ Zone d’aménagement de la faune vérifiée
☐ Saison et heures légales vérifiées
☐ Règles concernant l’arme ou le moyen de chasse vérifiées
☐ Terrain et accès vérifiés
☐ Règlements officiels consultés avant la sortie
Conclusion
Devenir chasseur au Nouveau-Brunswick demande quelques démarches, mais le système est beaucoup plus facile à comprendre lorsque les étapes sont suivies dans le bon ordre.
- La formation vous prépare à chasser.
- La Carte Plein air vous identifie dans le système.
- Le permis vous autorise à chasser une espèce déterminée.
- L’étiquette permet de respecter les exigences liées à la récolte.
- La réglementation vous indique où, quand et comment chasser.
Pour l’orignal, le tirage au sort ajoute une étape supplémentaire. Pour le chevreuil et l’ours, les modalités sont différentes.
Dans tous les cas, le meilleur réflexe demeure le même : consulter les sources officielles du gouvernement du Nouveau-Brunswick avant chaque saison et avant toute sortie de chasse.
La chasse responsable commence bien avant le premier coup de feu.
Elle commence par connaître les règles.
Pour de plus amples informations: Aller à la chasse au Nouveau-Brunswick
La chasse est un style de vie
Entrainez-vous, soyez prêt, soyez sécuritaire
et surtout
Soyez fier d’être chasseur
Raynald Robitaille
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Comment chasser au Nouveau-Brunswick :: Cours, Carte Plein air et permis
28 août 2026
Chasse
Le Nouveau-Brunswick offre d’excellentes possibilités de chasse à l’orignal, au cerf de Virginie, à l’ours noir et à plusieurs autres espèces. Mais avant de prendre la route vers le bois, il faut connaître les étapes administratives essentielles.
Pour un nouveau chasseur, le processus peut sembler compliqué : formation, Carte Plein air, permis, étiquette, tirage au sort et réglementation. Pourtant, une fois que l’on comprend l’ordre des démarches, tout devient beaucoup plus simple.
Voici donc un guide pratique pour comprendre comment commencer à chasser légalement au Nouveau-Brunswick.
Première étape : suivre la formation de chasse
Pour un nouveau chasseur à l’arme à feu, la formation est l’une des premières étapes à franchir.
Au Nouveau-Brunswick, les nouveaux chasseurs à l’arme à feu doivent réussir la formation à la chasse et à la sécurité dans le maniement des armes à feu avant de pouvoir obtenir un permis de chasse. Cette exigence s’applique également aux personnes nées le 1er janvier 1981 ou après, sauf exception prévue pour certaines personnes pouvant démontrer une expérience de chasse antérieure.
Le programme comprend essentiellement deux volets :
le Cours canadien de sécurité dans le maniement des armes à feu (CCSMAF) et le Cours de formation à la chasse.
Le gouvernement du Nouveau-Brunswick précise que ces deux formations sont distinctes, même si elles sont souvent offertes ensemble. Le CCSMAF est notamment requis pour demander le permis fédéral de possession et d’acquisition (PPA) d’une arme à feu sans restriction.
Et pour la chasse à l’arc ou à l’arbalète?
Les chasseurs qui souhaitent utiliser un arc ou une arbalète doivent respecter des exigences de formation spécifiques.
Les résidents nés le 1er janvier 1981 ou après cette date, ainsi que ceux qui chassent à l’arc ou à l’arbalète pour la première fois, doivent suivre une formation distincte de chasse à l’arc, comprenant un volet pratique obligatoire ou une journée sur le terrain.
Cette distinction est importante : réussir la formation générale de chasse ne signifie pas automatiquement que toutes les exigences pour la chasse à l’arc ou à l’arbalète sont remplies.
La Carte Plein air : votre identifiant de chasseur
Après la formation vient une autre étape essentielle : obtenir votre numéro de Carte Plein air.
Le numéro de Carte Plein air est nécessaire pour acheter un permis de chasse ou de pêche, participer à certains tirages et s’inscrire à des cours de formation à la conservation.
La bonne nouvelle est que l’obtention du numéro ne comporte aucuns frais.
L’inscription initiale peut être effectuée en ligne dans le système provincial de délivrance des permis, auprès d’un vendeur autorisé ou dans un centre de Service Nouveau-Brunswick. Une carte physique est ensuite envoyée par la poste.
La Carte Plein air n’est pas un permis de chasse
C’est une distinction importante.
La Carte Plein air sert principalement à identifier le titulaire dans le système provincial. Elle n’autorise pas, à elle seule, à chasser.
Pour chasser, il faut posséder le permis approprié pour l’espèce et la situation, ainsi que l’étiquette lorsqu’elle est requise.
En pratique, on peut retenir :
Carte Plein air = identification
Permis = autorisation de chasser
Un numéro à conserver précieusement
Le numéro de Carte Plein air est attribué lors de votre première inscription et demeure associé à votre profil.
Il est utilisé pour vos permis et vos démarches auprès du système provincial.
Le gouvernement recommande donc de conserver ce numéro. La carte physique peut faciliter les transactions auprès des vendeurs ou de Service Nouveau-Brunswick, même si elle n’est pas obligatoire à avoir sur soi pendant vos activités de chasse.
Acheter son permis de chasse
Une fois les conditions préalables remplies, le chasseur peut acheter son permis.
Le Nouveau-Brunswick permet aux résidents et aux non-résidents d’effectuer plusieurs transactions par l’intermédiaire de son système électronique de délivrance des permis de chasse et de pêche.
Il existe également des vendeurs autorisés et des points de service de Service Nouveau-Brunswick.
Le type de permis dépend évidemment de l’espèce recherchée.
Le cerf de Virginie
Pour un résident, le permis de cerf de Virginie et gibier à plume est actuellement affiché à 34 $ plus TVH. Le gouvernement offre aussi des catégories à tarif réduit selon l’âge et certains profils.
Le permis permet également la chasse de certaines autres espèces couvertes par cette catégorie, selon les conditions en vigueur.
Attention toutefois : le permis ne signifie pas nécessairement que toutes les espèces mentionnées peuvent être chassées partout ou en tout temps. Les zones, périodes, méthodes et limites de prise doivent toujours être vérifiées.
L’orignal : le fameux tirage
La chasse à l’orignal fonctionne différemment.
Pour les résidents, le permis d’orignal est lié au système de tirage au sort. Le gouvernement publie les périodes d’inscription, les résultats et les renseignements concernant les groupes et les zones. Pour 2026, les résultats du tirage résident étaient annoncés pour le 6 juillet 2026.
Une fois sélectionné, le chasseur peut se procurer son permis selon les modalités prévues.
Pour 2026, le tarif affiché pour le permis d’orignal résident était de 72 $ plus TVH, avec un tarif de 37 $ pour les résidents de 65 ans ou plus.
Il ne faut pas confondre tirage et permis
Le tirage donne la possibilité d’obtenir une autorisation particulière.
Le permis est ensuite le document qui autorise la chasse conformément aux conditions applicables.
Cette distinction est particulièrement importante pour l’orignal, puisque la demande au tirage doit être effectuée pendant la période prévue.
L’ours noir
Pour les résidents du Nouveau-Brunswick, le permis d’ours affiché pour 2026 est de 42 $ plus TVH, avec deux étiquettes. Le tarif indiqué pour les résidents de 65 ans ou plus est de 23 $ plus TVH.
Cela permet de comprendre une différence importante entre les espèces : les modalités de délivrance et le nombre d’animaux pouvant être récoltés ne sont pas nécessairement les mêmes d’une espèce à l’autre.
Il faut donc toujours consulter le permis et la réglementation correspondant précisément au gibier recherché.
Les étiquettes : un élément à ne pas oublier
Dans plusieurs chasses de gros gibier, le permis est associé à une étiquette.
L’étiquette joue un rôle essentiel après la récolte puisqu’elle doit être utilisée conformément aux instructions prévues par la réglementation.
Pour l’orignal, par exemple, la réglementation précise la façon dont l’étiquette doit être fixée à l’animal.
Le chasseur doit donc non seulement avoir son permis, mais également être attentif aux exigences relatives à l’étiquette.
Une erreur après la récolte peut avoir de sérieuses conséquences.
Les dates sont aussi importantes que le permis
Avoir le bon permis ne signifie pas que l’on peut chasser n’importe quand.
Chaque espèce possède ses propres périodes de chasse.
L’orignal, le cerf de Virginie et l’ours ont des saisons différentes, et certaines périodes peuvent varier selon les zones.
Le gouvernement publie également des renseignements sur les secteurs fermés ou à accès restreint.
Avant de partir, il faut donc vérifier : La saison, la zone, l’espèce, le sexe ou l’âge autorisé, les méthodes de chasse et la limite de prise.
La zone d’aménagement de la faune
Le Nouveau-Brunswick est divisé en zones d’aménagement de la faune (ZAF).
Ces zones sont essentielles pour comprendre les règles applicables à votre chasse.
Deux territoires situés relativement près l’un de l’autre peuvent être soumis à des règles différentes.
Pour l’orignal, la zone est particulièrement importante puisque le permis du chasseur correspond à une zone et que le tirage est organisé en fonction de celles-ci.
Le chasseur devrait donc apprendre à identifier sa ZAF avant même d’établir ses plans de chasse.
Les terres de la Couronne
Une fois les formalités terminées, il faut encore trouver un endroit où chasser.
Les terres de la Couronne représentent une ressource importante au Nouveau-Brunswick, mais cela ne signifie pas que l’accès ou la chasse sont automatiquement permis partout.
Certaines zones sont protégées ou soumises à des restrictions particulières.
Le chasseur doit également porter attention aux terres privées, aux terrains agricoles, aux fermetures temporaires et à la signalisation sur place.
Carte et réglementation vont toujours ensemble.
Peut-on chasser partout sur les terres publiques?
Non.
La nature publique d’un terrain ne dispense pas le chasseur de respecter les restrictions applicables.
Il peut exister des zones fermées, des aires protégées, des restrictions saisonnières ou des règles concernant l’accès motorisé.
Le gouvernement conseille notamment de vérifier les secteurs fermés ou à accès restreint avant de partir.
La bonne pratique consiste à vérifier le statut du territoire avant la chasse, et non une fois rendu au fond du bois.
Un chasseur avec une arme à feu doit aussi penser au PPA
Il faut distinguer le permis de chasse provincial du permis fédéral d’arme à feu.
Le PPA, ou permis de possession et d’acquisition, concerne la possession et l’utilisation légale des armes à feu.
Le gouvernement du Nouveau-Brunswick indique que le CCSMAF constitue normalement une étape obligatoire pour obtenir un PPA pour les armes à feu sans restriction.
Ainsi, le chasseur à la carabine doit être en règle sur deux plans différents :
Les jeunes chasseurs
Le Nouveau-Brunswick prévoit également des règles particulières pour les jeunes chasseurs.
Les exigences peuvent varier selon l’âge, l’espèce et le type d’arme utilisé.
C’est pourquoi les parents devraient vérifier les règles applicables avant la première sortie de leur jeune chasseur plutôt que de se fier à une expérience ou à une règle entendue ailleurs.
Vous avez déjà suivi une formation de chasse dans une autre province
Bonne nouvelle : un chasseur qui a déjà suivi une formation reconnue dans une autre province canadienne n’a pas nécessairement à recommencer toute sa formation au Nouveau-Brunswick.
Le gouvernement du Nouveau-Brunswick reconnaît les certificats de formation en conservation délivrés par d’autres administrations canadiennes, sous réserve des exigences applicables. Il est donc important de faire valider sa formation avant de s’inscrire à nouveau à un cours. (www2.gnb.ca)
Un exemple concret
Imaginez un chasseur qui a obtenu son certificat de chasse au Québec, en Ontario, en Nouvelle-Écosse ou dans une autre province et qui déménage ensuite au Nouveau-Brunswick.
Il ne devrait pas automatiquement s’inscrire à une nouvelle formation.
La première étape consiste à vérifier si son certificat répond aux exigences du Nouveau-Brunswick. Une fois la reconnaissance établie, il peut procéder aux autres démarches nécessaires, notamment l’obtention de son numéro de Carte Plein air et l’achat du permis correspondant à l’espèce qu’il souhaite chasser.
Attention à la formation sur les armes à feu
Il faut toutefois faire une distinction importante entre la formation de chasse et la formation sur la sécurité dans le maniement des armes à feu.
Le Nouveau-Brunswick précise que ces formations sont distinctes. Un certificat de chasse provenant d’une autre province ne remplace donc pas automatiquement les exigences fédérales relatives aux armes à feu. (www2.gnb.ca)
Pour une personne qui souhaite chasser avec une carabine ou un fusil sans restriction, il faut également être en règle avec les exigences fédérales applicables, notamment en ce qui concerne le permis de possession et d’acquisition (PPA).
Et pour l’arc ou l’arbalète?
La chasse à l’arc et à l’arbalète comporte des exigences de formation qui lui sont propres au Nouveau-Brunswick.
Une formation suivie ailleurs peut être reconnue dans certaines circonstances, mais le chasseur doit s’assurer qu’elle répond bien aux exigences provinciales applicables avant de partir à la chasse.
Cette situation est particulièrement importante pour les chasseurs qui déménagent au Nouveau-Brunswick ou qui viennent régulièrement y chasser depuis le Québec, l’Ontario ou une autre province.
Un exemple concret : devenir chasseur d’orignal
Prenons le cas d’une personne qui n’a jamais chassé et souhaite éventuellement chasser l’orignal.
Étape 1
Obtenir son numéro de Carte Plein air.
Étape 2
S’inscrire à la formation de chasse et de sécurité des armes à feu requise.
Étape 3
Réussir les formations et conserver ses preuves de certification.
Étape 4
S’assurer d’être légalement en mesure de posséder et d’utiliser l’arme choisie, notamment en obtenant le PPA lorsque requis.
Étape 5
S’inscrire au tirage de l’orignal pendant la période prévue.
Étape 6
Si le chasseur est sélectionné, acheter le permis d’orignal et obtenir l’étiquette selon les procédures prévues.
Étape 7
Choisir son secteur et vérifier la ZAF, les restrictions d’accès et les règlements.
Étape 8
Avant chaque sortie, vérifier les dates, heures, armes autorisées, limites de prise et autres conditions en vigueur.
Cette méthode permet d’éviter une bonne partie des erreurs administratives commises par les nouveaux chasseurs.
Et pour le chevreuil ou l’ours?
Le principe demeure relativement simple.
Formation → Carte Plein air → permis approprié → étiquette lorsqu’elle est requise → vérification de la zone et des règlements → chasse.
Ce qui change surtout, ce sont les conditions propres à l’espèce.
Le permis de chevreuil n’est pas le permis d’orignal et le permis d’ours n’est pas interchangeable avec les autres.
Le meilleur conseil pour un nouveau chasseur
Ne vous contentez jamais d’une information trouvée sur Facebook, dans un groupe de chasse ou même dans une discussion avec un autre chasseur.
Les règles peuvent changer d’une année à l’autre.
Pour la saison 2026, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a notamment publié des renseignements actualisés sur les permis, les tirages et les règlements. Le système officiel présente les coûts et les dates applicables aux différentes catégories.
La source officielle doit donc toujours avoir le dernier mot.
La chasse commence bien avant d’entrer dans le bois
Pour beaucoup de chasseurs, la première journée de chasse commence lorsqu’ils prennent leur arme et partent en forêt.
En réalité, elle commence beaucoup plus tôt.
Elle commence avec la formation, la compréhension des règles, la Carte Plein air, les permis, la préparation du territoire et la connaissance des limites de la zone.
Une fois ces étapes maîtrisées, la chasse devient beaucoup plus simple et surtout beaucoup plus responsable.
La checklist du nouveau chasseur au Nouveau-Brunswick
☐ Numéro de Carte Plein air
☐ Formation de chasse réussie
☐ Formation de sécurité des armes à feu, si applicable
☐ PPA en règle, si requis
☐ Permis correspondant à l’espèce
☐ Étiquette, lorsqu’elle est requise
☐ Zone d’aménagement de la faune vérifiée
☐ Saison et heures légales vérifiées
☐ Règles concernant l’arme ou le moyen de chasse vérifiées
☐ Terrain et accès vérifiés
☐ Règlements officiels consultés avant la sortie
Conclusion
Devenir chasseur au Nouveau-Brunswick demande quelques démarches, mais le système est beaucoup plus facile à comprendre lorsque les étapes sont suivies dans le bon ordre.
Pour l’orignal, le tirage au sort ajoute une étape supplémentaire. Pour le chevreuil et l’ours, les modalités sont différentes.
Dans tous les cas, le meilleur réflexe demeure le même : consulter les sources officielles du gouvernement du Nouveau-Brunswick avant chaque saison et avant toute sortie de chasse.
La chasse responsable commence bien avant le premier coup de feu.
Elle commence par connaître les règles.
Pour de plus amples informations: Aller à la chasse au Nouveau-Brunswick
La chasse est un style de vie
Entrainez-vous, soyez prêt, soyez sécuritaire
et surtout
Soyez fier d’être chasseur
Raynald Robitaille
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